Архив статей

THE EMERGENCE OF DIVERGENT TEXT TRADITIONS OF MANUEL ÁLVARES’ DE INSTITVTIONE GRAMMATICA LIBRI TRES IN 16TH CENTURY EUROPE (2020)
Выпуск: Т. 15 № 1 (2020)
Авторы: KEMMLER R.

Following the first edition of Manuel Álvares’ De institutione grammatica libri tres (Lisbon, 1572), the Portuguese text tradition of the celebrated grammar was completed with the 1573 pupil’s manual. Both the precise number of editions that appeared thereafter and what in a distant future might be developed into a stemma editionum remain unknown. In the context of ongoing bibliographic research, the present article offers an outlook on the beginnings of Alvaresian grammar in late 16th-century Europe by means of a presentation of how the grammars’ national text traditions emerged in Czech, French, German, Italian, Lithuanian, Polish and Spanish editions. Álvares’ grammar started to take on divergent national forms since its first publication for the purposes of the Bavarian Jesuit University of Dillingen, in which the volumes were distributed according to the official syllabus, thus moving beyond the division between teacher’s manual and pupil’s manual made by the author. Even though the more comprehensive ars maior also appeared in German and Italian editions, in the late 16th century the ars minor became particularly important due to its editions in France, Italy and Spain. There also appeared the Czech variant of the ars minor as well as the Lithuanian and Polish partial editions, whose textual constitution seems to correspond to the requirements of the respective syllabi.

LA PHILOLOGIE ET L’HISTOIRE DES MOTS: QUELQUES REMARQUES SUR L’ARGUMENTATION ÉTYMOLOGIQUE DES HUMANISTES (2021)
Выпуск: Т. 16 № 1 (2021)
Авторы: Сергеев М. Л.

Le présent article concerne l’influence de l’érudition humaniste sur les pratiques étymologiques du XVIe siècle, dont témoignent les ouvrages de référence néo-latins et les traités spéciaux de linguistique et d’histoire. Étant une partie importante de la recherche historique, qui reposait principalement sur des sources littéraires grecques et latines, l’étymologie ne pouvait qu’adopter certains principes et instruments importants de la philologie contemporaine, notamment la critique des sources. La règle principale était d’étudier les textes dans leur langue et leur forme d’origine et d’éliminer toute donnée corrompue ainsi que toute information non attestée par des sources écrites. Cela présumait que chaque texte avait sa propre histoire écrite, comprise principalement comme une détérioration progressive de son état, représentée par la tradition manuscrite, qui était sujette aux erreurs des scribes et aux interprétations erronées. Ce point de vue des humanistes sur l’histoire textuelle correspondait à celui sur l’histoire des langues, qui était traitée comme une corruption permanente et une dégénérescence inévitable de l’état noble et parfait de leurs ancêtres anciens. Visant à restaurer le texte original, la philologie utilisait l’emendatio comme remède contre les abus de scribes et les pertes textuelles; de même, les historiens des langues avaient leur propre outil, à savoir l’étymologie, pour reconstruire et expliquer la forme originale des mots (y compris la nomenclature des sciences). L’intersection des deux procédures est prise en compte dans l’article, qui montre comment les conjectures textuelles, la collation des manuscrits et l’interprétation graphique des erreurs de lecture ont été employées par les savants du XVIe siècle pour corroborer leurs spéculations étymologiques, qui formaient elles-mêmes l’une des voies de la réception et de la critique du patrimoine littéraire classique