Архив статей

LA PHILOLOGIE ET L’HISTOIRE DES MOTS: QUELQUES REMARQUES SUR L’ARGUMENTATION ÉTYMOLOGIQUE DES HUMANISTES (2021)
Выпуск: Т. 16 № 1 (2021)
Авторы: Сергеев Михаил Львович

Le présent article concerne l’influence de l’érudition humaniste sur les pratiques étymologiques du XVIe siècle, dont témoignent les ouvrages de référence néo-latins et les traités spéciaux de linguistique et d’histoire. Étant une partie importante de la recherche historique, qui reposait principalement sur des sources littéraires grecques et latines, l’étymologie ne pouvait qu’adopter certains principes et instruments importants de la philologie contemporaine, notamment la critique des sources. La règle principale était d’étudier les textes dans leur langue et leur forme d’origine et d’éliminer toute donnée corrompue ainsi que toute information non attestée par des sources écrites. Cela présumait que chaque texte avait sa propre histoire écrite, comprise principalement comme une détérioration progressive de son état, représentée par la tradition manuscrite, qui était sujette aux erreurs des scribes et aux interprétations erronées. Ce point de vue des humanistes sur l’histoire textuelle correspondait à celui sur l’histoire des langues, qui était traitée comme une corruption permanente et une dégénérescence inévitable de l’état noble et parfait de leurs ancêtres anciens. Visant à restaurer le texte original, la philologie utilisait l’emendatio comme remède contre les abus de scribes et les pertes textuelles; de même, les historiens des langues avaient leur propre outil, à savoir l’étymologie, pour reconstruire et expliquer la forme originale des mots (y compris la nomenclature des sciences). L’intersection des deux procédures est prise en compte dans l’article, qui montre comment les conjectures textuelles, la collation des manuscrits et l’interprétation graphique des erreurs de lecture ont été employées par les savants du XVIe siècle pour corroborer leurs spéculations étymologiques, qui formaient elles-mêmes l’une des voies de la réception et de la critique du patrimoine littéraire classique

Сохранить в закладках
JULIAN THE APOSTATE IN THE GUISE OF MARCUS AURELIUS: ON SOME REASONS FOR THE FALSE ATTRIBUTION OF A QUOTATION IN CONRAD GESSNER’S BIBLIOGRAPHICAL HANDBOOK (2024)
Выпуск: Т. 19 № 2 (2024)
Авторы: Сергеев Михаил Львович

This article deals with the question of possible reasons for Conrad Gessner quoting an aphorism from Julian the Apostate’s letter (Ep. 23, to Ecdicius, prefect of Egypt) under the name of Marcus Aurelius in the preface to his Bibliotheca universalis, the first European universal bibliography (1545). Basing on the articles in Bibliotheca devoted to the above-mentioned authors, we can conclude that Gessner was directly acquainted with Julian’s letters (he obviously relied on the collection of Greek letters published by Aldus Manutius in 1499 under the title Epistolae diversorum philosophorum, oratorum, rhetorum), whereas no texts of Marcus (including fragmentary ones) were available to him by 1545. The topic of the search for a library and the question of how to treat the books written by religious opponents, which occupy a central place in Julian’s letter to Ecdicius, must have attracted Gessner’s attention, especially since the solution proposed by Julian turned out to be consonant with Gessner’s thoughts expressed in Bibliotheca. Thus, the false attribution of the quotation, undoubtedly deliberate, was, on the one hand, to prevent possible reproaches from conservative readers for quoting an anti-Christian author, and, on the other hand, to draw attention of a competent reader to Julian’s text

Сохранить в закладках